dimanche 15 novembre 2020

RIP Marc Fosset 1949-2020, avec Stéphane Grappelli et Marcel Azzola au Japon



 En l'honneur de Marc Fosset guitariste de jazz, qui vient de disparaître fin octobre 2020, voici une video dans laquelle il interprète "Sweet little Brown" en compagnie de Stéphane Grappelli et Marcel Azzola lors d'une tournée au Japon.


Hommage de France Musique

 

Marc Fosset


Né en 1949 dans le quartier parisien de Belleville, d'un père travaillant dans le secteur tertiaire et d'une mère au foyer, il est l'aîné  d'une fratrie de 3 garçons et deux filles. En 1958, après avoir vu à l'ABC (un music hall parisien) Yves Montand et Didi Duprat, son guitariste, gaucher comme lui, il décide d'apprendre à jouer de la six cordes. En 1960, sa marraine lui offre une première guitare.

Autodidacte, il se met alors à jouer sans relâche. Très doué, il déchiffre la musique mais ne sait pas la lire. De 1962 à 1969, il forme plusieurs orchestres avec ses frères et des copains accordéoniste, guitaristes, et batteur. Il joue alors dans de nombreux bals à la campagne. Après avoir effectué des études aux Beaux Arts, il continue à éduquer son oreille en reprenant tous les plans de Trini Lopez et en fréquentant les clubs de jazz parisiens. A la même époque, il rencontre le grand guitariste country Marc Bozonnet. En 1970, il joue en première partie d'un concert du Big Band d'Ivan Jullien.      

En 1971, il est engagé au Trois Mailletz après avoir fait un boeuf avec le saxophoniste baryton Michel de Villers. En 1973, il intègre Magma et monte un trio qui se produit notamment au Bilboquet. En 1976, il forme le duo Fosset et Caratini, aussi surnommé le chauve et le gaucher, avec  Patrice Caratini, l'ancien contrebassiste de Maxime Leforestier. 

Entre 1978 et 1986, les deux guitaristes enregistrent quatre albums, dont deux en trio avec l'accordéoniste Marcel Azzola. Au cours des années 70, Marc Fosset joue avec de nombreux dont René Urtreger, Claude Guilhot, ou encore Kenny Clarke. Dans les années 80 et 90, il joue beaucoup avec Stéphane Grapelli qu'il accompagne lors de ses tournées internationales à la Philharmonie de Berlin, au Carnegie Hall, ou à l'Opéra de Sydney. En1989, il enregistre la B.O. de Milou en Mai avec Stéphane Grappelli, Maurice Vander, Martin Taylor, et Marcel Azzola notamment.  

Au cours des années 90 et 2000, il joue et enregistre plusieurs albums aux côtés de nombreux musiciens comme NHOP, Eric Dervieu et Philippe Petit avec qui il forme un trio, ou encore Jean-Luc Ponthieux. 

Au cours de sa carrière, Marc Fosset a participé à de nombreux enregistrements grâce à ses prestations scéniques. il quitte la scène au cours des années 2010, atteint par la maladie de Parkinson. Marc Fosset est décédé le 31 octobre. Il avait 71 ans. Alex Dutilh lui rendra hommage dans Open Jazz sur France Musique.

 

vendredi 6 novembre 2020

Ferdinand Mielle, élu conseiller d'arrondissement de Brienne en 1905

 

 

 


Election au Conseil d’Arrondissement

Canton de Brienne

 

Voici à titre de document, la profession de foi de M. Mielle, maire de Radonvilliers, candidat :

Mes chers concitoyens,

Vous êtes appelés le 2 juillet prochain à élire un conseiller d’arrondissement pour remplacer M. Rolland, nommé conseiller général.

Cédant aux sollicitations de nombreux électeurs républicains et désignés par les maires présents à la réunion qui a eu lieu à Brienne le 20 courant, j’ai accepté la candidature qui m’a été offerte.

Né dans le canton de Brienne que je n’ai jamais quitté, je suis suffisamment connu de vous, étant en contact direct avec les agriculteurs et les ouvriers, tant pour les besoins de mon industrie que pour les rapports qu’elle nécessite.

Je vous offre de mettre à la défense de vos intérêts toute mon énergie. Connaissant vos besoins, je soutiendrai toutes les propositions ayant pour but d’alléger les charges toujours si grandes de l’agriculture, toutes celles qui pourraient amener une amélioration dans le sort des travailleurs.

Républicain depuis que j’exerce mes droits d’électeur, j’ai toujours été et resterai partisan convaincu d’une politique d’union, de concorde et de liberté respectant toutes les convictions sincères, assurant la suprématie de l’Etat laïque, et poursuivant les réformes dans la voie du progrès raisonné et réalisable. Je n’ai l’intention, soit par mes vœux, soit par mes votes, de ne rien céder des conquêtes réalisées par la République sur le terrain politique et économique.

Je m’engage en outre à appuyer tous les vœux ayant pour but, notamment :

Le rétablissement du privilège des bouilleurs de cru ;

La réduction des frais de justice ;

La création des caisses de secours pour tous les travailleurs en cas de vieillesse, de maladie ou d’infirmités ;

L’allègement des charges grevant la propriété foncière ;

Le remplacement des prestations par des centimes départementaux ;

L’extension de l’enseignement agricole et viticole ;

La révision du cadastre.

J’ai trente années d’expérience industrielle et commerciale ; maire de Radonvilliers depuis 1884, sans interruption, je crois être suffisamment familiarisé avec la direction des affaires municipales. Si ces titres sont suffisants pour mériter votre confiance, vous pouvez être assurés de tout mon dévouement.

Vous me trouverez toujours prêt à accueillir toutes les demandes raisonnables et justes que vous croirez devoir me soumettre et vous pouvez avoir la certitude que tous mes efforts tendront à les faire aboutir dans la mesure du possible !

MIELLE,

 

Maire de Radonvilliers.

 

Publié dans L’Echo de l’arrondissement de Bar-sur-Aube, 29 juin 1905

 

 

Le 2 juillet 1905, le journal radical  Le Petit troyen publiait :

Election de Brienne

Bien que notre candidat M. Mielle n’ait pas de concurrent, il importe qu’aucun électeur républicain ne s’abstienne de voter, afin que l’élection de notre ami ,’en soit que plus significative.

Nous engageons donc tous les bons citoyens à faire leur devoir et à se rendre aux urnes, ne fusse que pour éviter un deuxième tour de vote.

Pas d’abstention !

Vive la République démocratique !

lundi 2 novembre 2020

Visite de la poterie des frères Mielle par les collégiens de Bar-sur-Aube mai 1901

 

 

 

Publié dans La Tribune de l’Aube,  8 mai 1901

 

 Les élèves du collège de Bar-sur-Aube ont repris, la semaine dernière, la série de leurs excursions. Favorisés par une belle matinée printanière, dit notre confrère le Mémorial, ils ont été au nombre d’une trentaine environ, et sous la conduite de M. Fuselier, principal, et de M. Sebony, professeur de sciences physiques et naturelles, visiter les poteries de MM. Miellle frères, à Radonvilliers. La nouvelle société de trompettes du collège était de la fête.

L’on a traversé Dienville en musique, l’on est arrivé en musique à Radonvilliers, soulevant partout une légitime curiosité. MM. Mielle se sont mis aussitôt à la disposition des jeunes collégiens pour leur faire voir en détail la poterie. Ils ont prodigué au cours de la visite leurs intéressantes explications avec l’amabilité la plus cordiale. L’on s’est arrêté longuement pour assister au travail des ouvriers et l’on a surtout remarqué avec quelle rapidité ilqs obtiennent des pièces d’un fini irréprochable, avec quelle sûreté de main ils opèrent leur modelage, avec quelle habileté ils tirent parti de la plasticité de la terre.

On a beaucoup admiré une ingénieuse innovation qui sert à faire bouillir le lait sans qu’il se renverse ; cette pièce encore peu répandue dans l’industrie mérite d’être connue ; c’est un précieux auxiliaire  pour les ménagères inattentives.

 


 

L’on a payé aussi un juste tribut d’intérêt au travail de la peinture où les femmes qui sont employées montrent une dextérité qui n’a pu s’acquérir que par une longue et pénible pratique. Après avoir longuement regardé les poteries d’enfant ; gracieuses miniatures, vrais chefs-d’œuvre de délicatesse et d’élégance, après avoir vu les fours, le minium qui sert d’émail, le travail de la terre qui n’est pas le moins pénible, les jeunes collégiens ont été reçus chez Mme Prignot, tante d’un excursionniste, qui leur a offert une légère collation avec la plus gentille amabilité, et chez M. Mielle Stéphane où un délicieux et copieux repas, arrosé de champagne, les attendait. Cette partie du programme, pour n’être pas la plus instructive, n’a pas été la moins goûtée.

 



vendredi 12 juin 2020

Renouvellement quinquennal des maires et adjoints en 1826 circulaire préfectorale



1er mars 1826, fin de mandat de maire pour J Bte Richard





L’an Mil huit cent vingt-six, le Premier mars, heure de cinq heures du soir conformément à l’autorisation de Monsieur le Préfet, Mr Jean Bte Richard Maire de la commune de Radonvilliers a convoqué extraordinairement le conseil municipal de la commune,
à la suite se sont trouvé Jean Seurat, Charles Cornu, Louis Merat, Christophe Matouillot, Charles Devlz, Claude Lancelot, Charles Michaut, Claude Drujon et Claude Laurent, tous membres du conseil.
La dite convocation a été faite pour procéder à l’installation du maire nommé par Monsieur le Préfet conformément à l’ordonnance du Roi du 13 janvier 1816.
Monsieur Richard a déposé sur le bureau l’arrêté du 2 février dernier par lequel Monsieur Seurat Antoine est nommé maire de la commune de Radonvilliers et à l’instant le dit Sieur Seurat a prêté son serment ainsi conçu :
« Je jure fidélité au Roi et obéissance à la Charte constitutionnelle du Royaume. »
Et a le dit Sieur Seurat signé avec le dit sieur Richard et tous les membres du conseil.


A la  même séance Monsieur Seurat Antoine a représenté sur le bureau l’arrêté de Mr le Préfet du 2 février dernier par lequel Monsieur Viollette Jacques est nommé adjoint au maire de Radonvilliers et à l’instant le dit Sieur Viollette a prêté le serment ainsi conçu :
« Je jure fidélité au Roi et obéissance à la Charte constitutionnelle du Royaume. »
Et a le dit Sieur Viollette signé avec nous et tous les membres du conseil.

vendredi 5 juin 2020

lundi 1 juin 2020

Démission du maire Louis-Théophile Bechuat élu administrateur du département de l'Aube, 13 juin 1790




L'an mil sept cent quatre vingt dix le treize juin
heure de trois après midy l'assemblée générale des
citoyens actifs de la communauté de Radonvilliers
l'ensemble des officiers municipaux et des notables du dit
lieu ayant été convoqué au lieu ordinaire à tenir leur
assemblée à la diligence du Sr Louis Théodore Bechuat
maire. Il a été dit par le sieur qu'ayant été nommé
à l'assemblée électorale tenue à Troyes le...du 
présent mois administrateur du département dans
l'Aube, il venait en exécution d'un décret de l'assemblée
nationale sanctionné par le Roy le mois de janvier
de la présente année, qui déclare incompatible la fonction 
d'administrateur du département et celle de membre
d'un corps municipal pour laquelle place d'administrateur,  il dit
d'avoir opté ; déposer entre les mains de la communauté et
celles des officiers municipaux et des notables celle
de maire dont ils l'avaient honorée ; qu'en conséquence 
ils devaient procéder à l'élection d'un nouveau maire
pour parvenir à cette élection l'appel nominal des
citoyens actifs de la dite communauté ayant été fait...
Le curé de la paroisse Joseph Chaumonnot est élu par 72 voix sur 78 suffrages exprimés.

dimanche 31 mai 2020

Jeudi 20 janvier 1790, élection du maire Louis Théodore Bechuat



L'an 1790 le jeudy 20 du mois de janvier  heure de neuf du matin, l'assemblée générale des électeurs actifs de la communauté de Radonvilliers ayant été convoquée en l'église paroissiale du dit lieu pour la formation et composition de la nouvelle municipalité en application de l'instruction de l'assemblée nationale du 14 du mois de décembre dernier...

Par 83 voix sur 87, l'avocat Louis Théodore Bechuat a été proclamé Maire après quoi les billets ont été brulés.
Louis-Théodore Bechuat, baptisé le 12 6 janvier 1754 àDienville, fils de Pierre Bechuat et Marguerite Lottin,, décédé le 20 mars 1844 à Vitry le François.

samedi 30 mai 2020

Jean-Baptiste Richard, maire de Radonvilliers



Jean-Baptiste Richard de Radonvilliers



    
Serment du 10 octobre 1814


Né le 3 avril 1788 à Dienville,  décédé le 20 juillet 1850 à  Paris
Marchand de bois, lexicographe, politologue
Maire de Radonvilliers (1814-1815, 1821-1826) ,  chef de bataillon de la  Garde nationale du canton de Dienville (1832), 

Fils d’un huissier, notaire, marchand de bois de Dienville ; il épouse en 1811, l'une des filles de Louis-Théodore Bechuat, avocat, propriétaire  terrien, maire de Radonvilliers , administrateur du département de l’Aube en 1790. 

Opposant politique sous la Restauration, il soutient la Révolution de 1830 et il est déçu par la Monarchie de Juillet. Membre de plusieurs associations : « Aide-toi le ciel t’aidera », «  Association pour la liberté de la presse ».  Il est l’un des actionnaires du journal « Le Progressif de l’Aube » dirigé par Jean Soleil Saint Amant.
Il poursuit son combat politique par l’écriture avec  ses « Dictionnaires de mots nouveaux, enrichissement de la langue française » dans lesquels il diffuse ses idées comme plusieurs lexicologues du XIXème siècle et par des brochures d’analyse et de propositions politiques entre 1842 et 1848.
Ses écrits semblent avoir eu  plus de répercussion dans la presse parisienne que dans celle de son département d’origine.
Sa dernière brochure, au titre prémonitoire, est publiée en janvier 1848 avant la Révolution de février. Elle est intitulée « Les causes d »une révolution. Un gouvernement représentatif et un mode électoral national ».
En dépit de l’annonce d’un programme ambitieux de publication,  aucune œuvre postérieure n’a été retrouvée.
 Soucis financiers, problème de santé ou difficultés à trouver sa place dans un paysage politique troublé ?
Sa femme décède à Radonvilliers le 22 décembre 1860.