samedi 9 décembre 2023

La famille Cottet – partie II : Jules Cottet, un Troyen aux Etats-Unis ( publication de Emeline Pipelier)

 

La famille Cottet – partie II : Jules Cottet, un Troyen aux Etats-Unis

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Par Emeline Pipelier | Le 3 novembre 2023 | Personnages troyens

La vie de Jules Cottet nous est connue par deux sources principales : les lettres de son père, conservées à la médiathèque Jacques-Chirac, et sa vie, publiée en 1914 par l’une de ses filles, Félicie Cottet Snider, publiée dans les annales de la Société Historique de l’Illinois.

Pour comprendre la vie de Jules Cottet, il faut la reprendre peu avant sa séparation avec son père, lors de leur déportation en Afrique du Nord, au camp Biercadem, à côté d’Alger. Les conditions de vie sont très difficiles : Jules, qui a pour tâche de coudre les linceuls des prisonniers morts du choléra, y échappe de peu à la mort. En effet, atteint de dysenterie, il est soigné par un Arabe grâce à un régime fait de figues et d’eau fraîche. Interné dans un autre fort plus proche de la mer, le jeune homme réussit à s’échapper et est recueilli par un vaisseau de contrebande qui lui permet de passer en Espagne, puis aux Etats-Unis. Arrivé à la Nouvelle-Orléans avec 4 centimes en poche, il rejoint la communauté icarienne de Nauvoo, dirigée par Etienne Cabet.

Jules Cottet et la pompe à incendie de Springfield (photo Daniel Chérouvrier)

Les icariens, que l’on pourrait qualifier de communistes chrétiens, cherchent en effet à établir une « colonie » dans l’Illinois, dans une ville fondée au départ par les Mormons. Jules s’y installe et y rencontre sa première femme, Irma Joureaux. Cependant des dissensions s’installent au sein de la communauté, ce qui conduit Jules à s’installer à Saint-Louis avec sa femme. Un événement les pousse cependant à déménager de nouveau : Jules est accusé à tort d’avoir tué son beau-frère, et menacé d’être pendu… Heureusement, la vérité éclate au dernier moment et lui permet d’avoir la vie sauve !

Le couple rejoint ensuite la ville de Springfield, mais est aussitôt séparé par la Guerre Civile américaine au sein de laquelle Jules, fort des enseignements de son grand-père vétéran des guerres napoléoniennes, s’illustre sous le surnom de « French Yankee ». De retour de la guerre, il tient une boutique de serrurerie, puis une ferme fruitière. Remarié après le décès de sa première épouse, il aura quatre enfants : Eugène, Léonie, Julie et Félicie.

Jules Cottet en famille – photo Daniel Chérouvrier

Pour en savoir plus :

Les articles de Daniel Chérouvrier consacrés à la famille Cottet

– La biographie de Jules Cottet par Félicie Cottet Snider (en anglais)

mardi 28 février 2023

Mai 1901, les élèves du collège de Bar sur Aube en visite à Radonvilliers, les poteries Mielle

 

Les élèves du collège de Bar-sur-Aube ont repris, la semaine dernière, la série de leurs excursions. Favorisés par une belle matinée printanière, dit notre confrère le Mémorial, ils ont été au nombre d’une trentaine environ, et sous la conduite de M. Fuselier, principal, et de M. Sebony, professeur de sciences physiques et naturelles, visiter les poteries de MM. Miellle frères, à Radonvilliers. La nouvelle société de trompettes du collège était de la fête.

L’on a traversé Dienville en musique, l’on est arrivé en musique à Radonvilliers, soulevant partout une légitime curiosité. MM. Mielle se sont mis aussitôt à la disposition des jeunes collégiens pour leur faire voir en détail la poterie. Ils ont prodigué au cours de la visite leurs intéressantes explications avec l’amabilité la plus cordiale. L’on s’est arrêté longuement pour assister au travail des ouvriers et l’on a surtout remarqué avec quelle rapidité ilqs obtiennent des pièces d’un fini irréprochable, avec quelle sûreté de main ils opèrent leur modelage, avec quelle habileté ils tirent parti de la plasticité de la terre.

On a beaucoup admiré une ingénieuse innovation qui sert à faire bouillir le lait sans qu’il se renverse ; cette pièce encore peu répandue dans l’industrie mérite d’être connue ; c’est un précieux auxiliaire  pour les ménagères inattentives.

L’on a payé aussi un juste tribut d’intérêt au travail de la peinture où les femmes qui sont employées montrent une dextérité qui n’a pu s’acquérir que par une longue et pénible pratique. Après avoir longuement regardé les poteries d’enfant ; gracieuses miniatures, vrais chefs-d’œuvre de délicatesse et d’élégance, après avoir vu les fours, le minium qui sert d’émail, le travail de la terre qui n’est pas le moins pénible, les jeunes collégiens ont été reçus chez Mme Prignot, tante d’un excursionniste, qui leur a offert une légère collation avec la plus gentille amabilité, et chez M. Mielle Stéphane où un délicieux et copieux repas, arrosé de champagne, les attendait. Cette partie du programme, pour n’être pas la plus instructive, n’a pas été la moins goûtée.

 

Publié dans La Tribune de l’Aube,  8 mai 1901



 

lundi 4 avril 2022

Quelques disques de Marc Fosset, 33 tours ou CD





 des informations sur ses débuts dans l'Aube, avant sa carrière internationale,  seraient les bienvenues...

jeudi 10 mars 2022

Marc Fosset, guitariste de jazz, et ses débuts à la campagne.

 

Biographie du guitariste de jazz Marc Fosset 1947 2020 publiée par Radio France après son décès en 2020.
Sa famille avait une résidence secondaire à Radonvilliers.
 
Extrait : 
" En 1960, sa marraine lui offre une première guitare.
Autodidacte, il se met alors à jouer sans relâche. Très doué, il déchiffre la musique mais ne sait pas la lire. De 1962 à 1969, il forme plusieurs orchestres avec ses frères et des copains accordéoniste, guitaristes, et batteur. Il joue alors dans de nombreux bals à la campagne."

mardi 1 mars 2022

Radonvilliers, Tribune de l'Aube du 27 octobre 1923


 RADONVILLIERS

Nos conscrits : Bons pour le service : Tisserand Ernest, Collard Ma    rcel, Verrière Roger, Galler Arsène, Thibault Marcel.

Ajournés : Goutorbe Julien, Thiébault Louis.

Bonne précaution : Notre Municipalité a eu l'heureuse initiative de faire poser à l'entrée du village, routes de Brienne, Mathaux et Dienville, des poteaux indiquant aux véhicules traversant la commune qu'il y avait des tournants dangereux.

Nous ne pouvons que la féliciter de ce geste, bien utile en la circonstance.

Les vendanges : Elles sont terminées ; la récolte n'a pas été brillante, comme quantité. Il faut espérer y suppléera.

Heureux contribuables : Ce sont les habitants de notre commune qui par suite du joli chiffre atteint par la vente des bois, se verront attribuer, en 1924, une belle gratification.

 Bien sots ceux qui quittent la campagne, où il y a tant d'avantages, pour aller en ville , chercher des déboires.

 

 

publication dans le journal "La Tribune de l'Aube" du  27 octobre 1923